• Aujourd'hui, mercredi 07 octobre les lycéens du lycée Léonard de Vinci ont bloqué leur lycée pour protester contre la casse de l'éducation ( réforme du lycée qui doit passer cette année, les suppressions de postes de professeurs ainsi que les conventions et mesures sécuritaires) .
    Le blocage c'est passé dans le calme pendant la première partie de la matinée, sous l'œil vigilant des forces de police.
    Les lycéens s'était donné rendez vous à 13h15 pour aller ensemble au rassemblement prévu à 15H devant le MEDEF.
    Vers 11h, alors que le nombre d'élèves devant le lycée diminuait et qu'il n'y avait aucun problème, plusieurs cars de CRS sont arrivés( une dizaine). Les CRS ont chargé les élèves bloqueurs regroupés près d'une porte du lycée.
    Cette charge a été d'une extrême violence! En effet les policiers étaient armés de bouclier, de matraques, de gaz lacrymogènes qu'ils n'ont pas hésité à utiliser! Des élèves se sont fait taper, piétiner, tirer par les cheveux...etc. Puis les forces de l'ordre ont utiliser leur gaz lacrymogènes! Plusieurs surveillants du lycée ont été brutalisés!
    Cette charge n'avait aucun but précis ci ce n'est faire peur, d'intimider et de faire mal aux élèves mobilisés. En effet, aucun lycéen n'a pu rentrer ensuite dans le lycée car les CRS étaient devant (empêchant ainsi tout le monde de rentrer) et de plus les élèves qui voulaient le faire étaient déjà rentrés chez eux.


    Cette répression violente et inacceptable a choqué l'ensemble des lycéens présents qui ne voulaient que se mobiliser pour le droit à l'éducation pour tous et un meilleur avenir!


    Des vidéos seront envoyées et mises sur internet


    Comité de mobilisation du lycée Léonard de Vinci


  • Après une première manifestation organisée devant le ministère de l’enseignement supérieur mercredi 30 septembre, qui a réuni une quinzaine de militants d’extrême gauche sous la bannière « front de lutte », et une réunion ce même jour de la « coordination nationale des universités » à l’université Paris VIII, un inquiétant mouvement de contestation commence déjà à se profiler dans les universités.

    Des AG ont d’ores et déjà été organisées ou sont prévues cette semaine, par exemple à Grenoble (qui a réuni 70 personnes hier), Dijon, Nancy, Strasbourg ou Reims.

    Après avoir organisé lundi dernier une « réunion de réflexions collectives autour du mouvement du printemps 2009 », le collectif « Sorbonne en grève » appelle à une première AG à la Sorbonne lundi 12 octobre.

    L’UNI exprime son inquiétude

    Face à ce qui s’apparente comme le recommencement du mouvement de l’année dernière, qui risque d’aboutir une nouvelle fois à des actions de blocages et de dégradations, l’UNI exprime sa vive inquiétude.

    On sait ce que les blocages ont coûté aux milliers d’étudiants qui en ont été victimes et à l’université française, dont l’image s’en est trouvée gravement dégradée. L’UNI s’interroge sur les conséquences en terme budgétaire des blocages du printemps 2009 et souhaite qu’un bilan soit rapidement établi.

    L’UNI appelle dès maintenant les présidents d’université à la vigilance, et à faire preuve de la plus grande fermeté face à toute tentative de blocages.

    Violences et menaces de mort contre les militants de l’UNI

    L’UNI appelle également à ce que les meneurs des mouvements de contestation, ne restent pas indéfiniment impunis, et soient sanctionnés pour leurs actes, faute de quoi le mouvement risque de se radicaliser rapidement, à l’image des violences commises ces derniers jours contre des militants de l’UNI.

    Dimanche 4 octobre, à l’occasion d’un rassemblement organisé à Lyon contre la grève des transports, à laquelle des membres de l’UNI ont participé, une poignée de militants d’extrême-gauche, pour certains encagoulés, et appelant à la « grève générale », sont venus donner des coups à plusieurs manifestants.

    Lundi, un responsable de l’UNI Sorbonne s’est vu menacer de mort par téléphone, au motif que notre présence militante à Tolbiac, fief parisien de l’extrême gauche, n’était pas acceptable. Une plainte a été déposée.

    Source : http://www.uni.asso.fr/spip.php?article1515


  • La Section disciplinaire  réunie en formation de jugement le lundi 28
    septembre 2009 a  rendu les décisions suivantes :

    *
    *   le blâme, à l'encontre de MlleŠŠ étudiante en  Licence 1 de Sociologie à
    la faculté des Sciences humaines  et sociales de Saint Etienne, pour avoir
    perturbé la cérémonie  officielle du 24 juin 2009.
    *
    *
    *   le blâme, à l'encontre de MlleŠŠ étudiante en  Licence 1 d'Histoire à la
    faculté des Sciences humaines  et sociales de Saint Etienne, pour avoir
    perturbé la cérémonie  officielle du 24 juin 2009.
    *
    *
    *   le blâme, à l'encontre de MlleŠŠ étudiante en  Master 1 de Sociologie à
    la faculté des Sciences humaines  et sociales de Saint Etienne, pour avoir
    perturbé la cérémonie  officielle du 24 juin 2009.
    *
    *
    *   le blâme, à l'encontre de MmeŠŠ étudiante en Doctorat  en Sociologie et
    anthropologie politique à la faculté  des Sciences humaines et sociales de
    Saint Etienne, pour avoir perturbé  la cérémonie officielle du 24 juin
    2009.
    *
    *
    *   l'exclusion pour une durée de deux ans, avec sursis, de l'Université
    Jean Monnet, à l'encontre de MŠŠ.. étudiant en Licence  3 de Géographie à
    la
    faculté des Sciences humaines  et sociales de Saint Etienne, pour avoir
    perturbé la cérémonie  officielle du 24 juin 2009 et occupé illégalement
    les
    locaux du Site Tréfilerie la nuit du 30 juin au 1er juillet  2009. *   *
    *   l'exclusion pour une durée de deux ans, avec sursis, de l'Université
    Jean Monnet, à l'encontre de MŠŠ.. étudiant en Licence  1 de Sociologie à
    la
    faculté des Sciences humaines et  sociales de Saint Etienne, pour avoir
    perturbé la cérémonie  officielle du 24 juin 2009 et occupé illégalement
    les
    locaux du Site Tréfilerie la nuit du 30 juin au 1er juillet  2009. *   *
    *   l'exclusion pour une durée de deux ans, avec sursis, de l'Université
    Jean Monnet, à l'encontre de MŠŠ.. étudiant en Master  1 de Sociologie à
    la
    faculté des Sciences humaines et  sociales de Saint Etienne, pour avoir
    perturbé la cérémonie  officielle du 24 juin 2009 et occupé illégalement
    les
    locaux du Site Tréfilerie la nuit du 30 juin au 1er juillet  2009. *   *
    *   l'exclusion pour une durée de deux ans, avec sursis, de l'Université
    Jean Monnet, à l'encontre de MŠŠ.. étudiant en Licence  3 de Mathématiques
    à
    la faculté des Sciences  et techniques de Saint Etienne, pour avoir perturbé
    la cérémonie  officielle du 24 juin 2009 et occupé illégalement les  locaux
    du Site Tréfilerie la nuit du 30 juin au 1er juillet  2009.
    *
    *
    *   l'exclusion pour une durée de un an, avec sursis, de l'Université  Jean
    Monnet, à l'encontre de MŠŠ.. étudiant en Master  1de Sociologie à la
    faculté des Sciences humaines et  sociales de Saint Etienne, pour avoir
    occupé illégalement  les locaux du Site Tréfilerie la nuit du 30 juin au
    1er
    juillet  2009.
    *


  • Nous avons encore plus de raisons d’être en colère et de nous battre que l’an dernier.


    En convoquant ce 30 septembre une nouvelle Coordination Nationale des Universités en lutte, nous réaffirmons notre refus de la loi LRU que, depuis deux ans, le gouvernement cherche à nous imposer. Les raisons de notre engagement persistent, le mécontentement de toutes les composantes de la communauté universitaire est demeuré tel qu’il était en février 2009 lorsqu’a été lancé le mot d’ordre d’arrêt de l’université.
    Le maintien de la Coordination Nationale des universités en lutte apporte ainsi un premier démenti aux efforts de propagande orchestrés par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. La CNU continue à dénoncer cette réforme qui contrevient fortement à l’idée que nous nous faisons des missions de l’université, qui affaiblit le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche et qui, au-delà, contribue au
    démantèlement de l’éducation nationale.
    La CNU réaffirme ses revendications du semestre passé et appelle dans l’immédiat :
    - à organiser des AG dans les universités avec élection de mandatés à la CNU, et des réunions interprofessionnelles ;
    - à lutter contre la loi LRU en refusant le passage aux RCE, la cession du patrimoine immobilier et les heures complémentaires ;
    - à combattre la logique de la gestion des ressources humaines appliquée à l’université et à la recherche, fondée sur l’idéologie de l’évaluation individuelle (primes
    individualisées, entretiens professionnels des BIATOSS, modulations de service), situation aggravée par la loi dite de « mobilité » des fonctionnaires votée cet été ;
    - à refuser la dégradation de la formation et du recrutement des enseignants des premier et second degrés
    - en bloquant l’élaboration et la remontée des maquettes « métiers de l’enseignement », que ce soit sous la forme de spécialité, mention ou parcours
    - en dénonçant les dangers des mesures transitoires
    - en refusant d’appliquer les nouvelles modalités des stages.

     

    Afin d’assurer la convergence de ces divers modes de résistance, afin de rappeler au ministère que la réprobation envers sa politique est largement partagée par les membres de la communauté universitaire, afin de promouvoir la démocratie au sein de nos établissements, afin de défendre les statuts de fonctionnaires pour tous ceux qui y travaillent, afin de défendre l’existence d’une université ouverte à tous et de favoriser l’insertion des jeunes chercheurs et
    doctorants, la Coordination Nationale des Universités en lutte va poursuivre son action en collaboration avec les organisations syndicales, les associations et sociétés savantes impliquées dans cette dynamique.

    Nous appelons à une journée nationale de manifestations le 17 novembre et à la 13ème CNU le 27 octobre.


    Rappel:
    3 octobre : coordination BIATOSS (Maison des syndicats, Paris 6)
    7 octobre : journée du travail décent
    17 octobre : réunion des sociétés savantes sur les réformes en cours (Institut Poincaré)
    semaine du 22 octobre : appel à des débats sur les réformes en cours dans les universités
    27 octobre : prochaine CNU


  • Alors que le gouvernement se félicite de sa rentrée, il convient de rappeler quelques faits et de rectifier quelques approximations et mensonges.

    Le taux d'échec en 1er cycle reste trop élevé, à 50%, avec toutes les inégalités sociales et tous les gaspillages qui en résultent. Contrairement aux affirmations de la ministre, l'encadrement des étudiants ne s'est pas amélioré. Il est resté stable à 20 étudiants par professeur, alors que la moyenne des pays de l'OCDE est à 15.

    Les moyens nouveaux évoqués par Valérie PECRESSE ne correspondent pas à la réalité. Il est tout simplement faux d'affirmer que la dépense par étudiant a augmentée de près de 300 euros en trois ans. Les 1 300 000 étudiants à l'université doivent se demander où cet argent est passé.

    L'essentiel des moyens nouveaux a été consacré à des dotations en capital, et pas des moyens disponibles tout de suite pour améliorer le fonctionnement des Universités. L'argent réellement utilisable de ces dotations correspond au mieux, chaque année, à 5% des sommes annoncées.
    Pendant ce temps, les conditions de vie étudiante (santé, transports, logement) se dégradent : cette dégradation favorise l'échec et la ségrégation sociale, ce que ne peuvent masquer quelques opérations médiatiques.

    À cause de cette politique, le nombre d'inscrits en université a baissé de 10 % en cinq ans, avec une désaffection importante pour les sciences fondamentales et les sciences humaines. Si ces tendances se confirment, la proportion des bacheliers continuant leurs études va continuer de baisser

    C'est une catastrophe pour notre pays, que les mensonges du gouvernement ne parviennent pas à cacher. Le Parti socialiste demande d'urgence que l'Université et la recherche se voient attribuées les moyens nécessaires pour permettre à la France de regarder l'avenir avec confiance. Car c'est à l'Université que cet avenir se dessine.

    Source : http://www.newspress.fr/Communique_FR_220163_42.aspx





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