• LA MINISTRE S’ACHARNE, LES BIATOSS S’OBSTINENT !

    Après quatre mois de lutte, la Coordination Nationale des personnels BIATOSS et ITA réunie ce samedi 6 juin 2009 à l’Université Paris IV-Sorbonne, continue et continuera d’opposer au mépris du gouvernement sa ferme résolution à défendre le service public de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

    Selon le rapport du Sénat établi par M. Hugues Portelli, les réformes de la fonction publique entreprises depuis plusieurs années, notamment la loi sur la mobilité, la RGPP et la LRU, ” impliquent la suppression d’un grand nombre d’emplois et contraignent les personnels concernés à la mobilité ¹ “.
    Dès aujourd’hui, l’application concrète de ces réformes (externalisation des tâches et des missions, dispositifs d’évaluation purement comptables et arbitraires) installe dangereusement la mise en concurrence des individus et des établissements ainsi que la dégradation des services rendus aux usagers.
    La Coordination Nationale  des personnels BIATOSS et ITA appelle l’ensemble de la communauté universitaire à continuer de manifester, par tous moyens jugés utiles, la volonté commune d’obtenir le retrait des mesures imposées. Elle entend aussi convaincre la majorité des citoyens de la nécessité de soutenir ce combat dont les enjeux impliquent l’avenir de toute la société.
    Enfin, nous tenons à exprimer nos plus vifs remerciements à Mme la Ministre, pour sa contribution au rassemblement  des membres de toute la communauté universitaire. L’ampleur des manœuvres de désinformation, d’intimidation et de répression n’a pas entamé l’unité, la solidarité et la ténacité caractéristiques de notre mobilisation.

    ¹ : Rapport du Sénat n° 291, Commission sur le projet de loi relatif à la mobilité et aux parcours professionnels de la fonction publique.
    (http://www.senat.fr/rap/l07-291/l07-291.html)


  • Nanterre, le 12 juin 2009
     


         Madame la Ministre, Monsieur le Ministre,


    Parce que nous sommes des chercheurs et des professeurs responsables, des humanistes, des parents et des citoyens, nous refusons de faire payer à nos étudiants le prix de votre incompétence et de votre despotisme. Nous ferons donc en sorte que, malgré des mois de grèves douloureuses et de perturbations multiples, nos étudiants aient un diplôme de qualité cette année, comme chaque année. Nous avons pris cette décision la mort dans l’âme, sachant que vos médias s’empresseront d’en déduire que nous reculons devant vos menaces insultantes et que « tout rentre dans l’ordre ». Mais nous restons solidaires de nos collègues qui, en divers points du territoire et dans des conditions particulières, ont pu prendre des décisions plus radicales, plus difficiles à tenir, sans doute, mais peut-être plus courageuses que la nôtre, pour vous résister avec plus de fracas. Nous le montrerons en continuant à manifester avec nos étudiants, et en résistant avec force à vos basses manœuvres politiques. La crise des universités ne fait peut-être que commencer, car votre attitude actuelle qui consiste à imposer des décrets scélérats rejetés par tous, à la veille des vacances, ne fait que renforcer notre défiance à l’égard de votre administration. 


    Après 8 mois de motions unanimes, de tribunes publiques et de pétitions qui ne nous valurent pas même l’honneur d’une réponse ; après 4 mois de protestation vigoureuse ponctués de grèves diverses, d’actions symboliques et de manifestations rassemblant chaque semaine des dizaines de milliers de personnes dans le respect de l’ordre républicain, nous devons constater que vous avez, en apparence, gagné la bataille sur la question des examens si facile à mettre en musique médiatique. Vous avez eu raison de parier sur notre bonne nature : nous ne sacrifierons pas sur l’autel de vos vanités, l’avenir de nos étudiants.


    Vous avez l’impression d’avoir gagné, pour quelques semaines, face au monde du savoir, face à l’innovation, face au dynamisme, face aux plus grands noms des sciences et des sciences humaines françaises qui, chaque jour, portent par leur travail, malgré vous, notre pays au rang des premières puissances culturelles et intellectuelles de la planète — face à tous ceux, prix Nobel compris, dont vous n’avez pas su entendre les appels raisonnables et argumentés. En vous appuyant sur des médias aux ordres, sur des mensonges éhontés, des chiffres ouvertement truqués, des intimidations policières et des lieux communs populistes, vous pouvez donner l’impression d’avoir gagné, pour un temps, mais pour un temps seulement, contre l’Université de la République.


    Nous dénonçons la violence de votre gouvernance, qui préfère nous mettre en concurrence pour gérer une pénurie de moyens volontairement entretenue, au lieu de nous aider à unir nos forces dans une dynamique de réformes stimulantes et partagées. Nous dénonçons la violence et la cynique duplicité de vos discours, qui parlent d’ « autonomie » pour décrire la vente à la découpe des universités, de « milliards mis sur la table » pour mieux dissimuler des suppressions de postes, d’ « effort sans précédent » pour masquer le désengagement de l’Etat, la hausse des frais universitaires et l’endettement des étudiants. Nous dénonçons votre plan de destruction massive de l’école publique, laïque et ouverte à tous, que vous attaquez en portant gravement atteinte à la formation des maîtres, et en détruisant des postes indispensables — pour les pourvoir, dans le meilleur des cas, par des vacataires sans formation, voire pour les remplacer par des portiques de sécurité, encore moins coûteux. Dans le même temps, vous confiez des missions de service public à des universités catholiques privées, soumises à l’autorité du Vatican, avec l’espoir qu’elles drainent vers elles, moyennant des droits d’inscription considérables, des étudiants en butte aux pénuries orchestrées de l’université publique.


    Alors oui, peut-être plions-nous aujourd’hui, Madame la ministre, Monsieur le ministre, devant tant de mépris pour l’avenir de nos étudiants, devant tant de sourde incompétence. 


    Mais nous ne rompons pas. 


    Nous refusons plus que jamais vos « preuves d’amour » qui ne sont que des mots pour couvrir d’un voile blanc le viol en réunion de la Princesse de Clèves et de l’Ecole de la République.

    Et nous restons debout, aux côtés de nos étudiants, pour continuer à leur donner le meilleur de nous-mêmes dans les conditions de misère que vous promettez aux universités sous couvert d’illusoires libéralités.

    Nous restons debout, aux côtés de nos collègues du secondaire et du primaire qui, comme nous, continuent à donner le meilleur d’eux-mêmes à tous les enfants de ce pays, malgré le harcèlement moral qu’ils subissent depuis des années.

    Nous restons debout, aux côtés de tous les défenseurs des services publics en voie de marchandisation et d’appauvrissement, et aux côtés de tous les citoyens porteurs des valeurs républicaines de solidarité, d’ouverture aux autres, de laïcité, de progrès partagé et d’esprit critique.

    Nous restons debout dans la rue, dans les tribunes des journaux, et partout où cela sera nécessaire, pour appeler les Français à prendre conscience du désastre qui se joue aujourd’hui, sous leurs yeux, sans qu’ils n’en sachent rien. 


    En brisant un à un les liens qui unissent entre eux les Français ; en rompant une à une les amarres de notre histoire et de notre identité ; en privant tant de citoyens du droit à être entendus et du droit à penser différemment les relations humaines, vous n’avez, semble-t-il, qu’une ambition : faire de la rentabilité immédiate et de la concurrence sauvage les seules références morales dignes de respect dans notre société. Cette servilité, ce cynisme et cette étroitesse d’esprit, auront un prix, que vous paierez un jour.


    Vous aspirez maintenant, paraît-il, à d’autres fonctions, trouvant dans la fuite vers d’autres ambitions politiciennes et carriéristes, le moyen, croyez-vous, de sortir la tête haute du gâchis monstre dont vous portez l’écrasante responsabilité. Votre bilan est pathétique. 


    Vous pouvez partir. Nous, nous restons. Vous avez détruit, nous reconstruirons. 


    Veuillez croire, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, à notre profond respect pour les fonctions que vous exercez. 


    Verena Aebischer, MCF, psychologie ; Gianni Albergoni, MCF, Sociologie ; Anne-Claude Ambroise-Rendu, MCF, Histoire contemporaine ; Estelle Amy de la Bretèque, ATER, Ethnomusicologie ; Patricia Attigui, Professeur des Universités, Psychologie ; Sylvie Bauer, MCF, Anglais ; Annette Becker, Professeur des Universités, Histoire contemporaine ; Anna Bellavitis, MCF, Histoire moderne ;Cécile Birks, MCF, Anglais ; Hélène Blais, MCF, Histoire contemporaine ; Michel Blanc, MCF, Sociologie ; Chrystèle Blondeau, MCF, Histoire de l’art médiéval ; Barbara Bonnefoy, MCF, Psychologie ; François Bost, MCF, Géographie ; Myriam Boucharenc, Professeur des Universités, Lettres ; Véronique Boucherat, MCF, Histoire de l’art médiéval ; Michel Boutillier, Professeur des Universités, Economie bancaire et financière ; Cyrille Bouvet, MCF, Psychologie ; Jean-Albert Bron, PRAG, Arts du spectacle ; Jean-Pierre Bruckert, MCF, Psychologie ; Sylvaine Camelin, MCF, Ethnologie ; Jean-Marc Chamot, MCF, Civilisation américaine ; Jean-Luc Chassel, MCF, Histoire du droit ; Serge Chauvin, MCF, Etudes anglo-américaines ; Nathalie Cheze, MCF, Mathématiques ; Miguel Chueca, MCF, Langue et civilisation espagnoles ; Céline Clavel, Post-doctorante chargée de cours, Psychologie ; Céline Clément, MCF, Sociologie ; Michèle Cohen-Halimi, MCF, Philosophie ; Franck Collard, Professeur des Universités, Histoire médiévale ; Sylvaine Conord, MCF, Sociologie ; Marcel Cori, Professeur des Universités, Sciences du langage ; Flore Coulouma, MCF, Anglais ; Laurence Croq, MCF, Histoire moderne ; Bernard Cros, MCF, Civilisation britannique ; Vincent Cuche, ATER, Histoire ancienne ; Frédérique Cuisinier, MCF, Psychologie ; Elizabeth Deniaux, Professeur des Universités, Histoire ancienne ; Henri Desbois, MCF, Géographie ; Marianne Desmets, MCF, Sciences du langage ; Sylvia Dobyinsky, MCF, Mathématiques-Informatique ; Claude Dorey, MCF anglais ; Yvette Dorey, MCF, Psychopathologie ; Aude-Marie Doucet, ATER, Histoire médiévale ; Frédéric Dufaux, MCF, Géographie ; Stéphane Dufoix, MCF, Sociologie ; Jean Duma, Professeur des Universités, Histoire moderne ; Annie Duprat, Professeur des Universités, IUFM Versailles, Responsable agrégation interne d’Histoire et de Géographie à l’Université Paris Ouest Nanterre, Histoire moderne ; Brigitte Dussart, MCF, Sociologie ; Nicole Edelman, MCF, Histoire contemporaine ; Anne Fabre, PRAG, Economie-Gestion ; Alexandra Filhon, MCF, Sociologie ; Fabrice Flahutez, MCF, Histoire de l’art contemporain ; Arnaud Fossier, AMN, Histoire médiévale ; Bernard Friot, Professeur des Universités, Sociologie ; Danièle Frison, Professeur émérite, Anglais ; Marie-Pierre Gervais, Professeur des Universités, Informatique ; Elisabeth Gontier, ATER, Psychopathologie ; Justine Gourbière, Monitrice, Histoire de l’art médiéval ; Maya Gratier, MCF, Psychologie ; Claude Grimal, Professeur des Universités, Littérature américaine ; Jean-Marie Guillaume, I.E.R., Philosophie ; Matthieu Hély, MCF, Sociologie ; Olivier Hochedez, Moniteur, Sociologie ; Nicolas Jonas, ATER, Sociologie ; Sylvain Kahane, Professeur des Universités, Sciences du langage ; Karine Kray-Baschung, MCF, Sciences du langage ; Emilie Kurdziel, AMN, Histoire médiévale ; Evelyne Labbé, Professeur des Universités, Littérature américaine ; Thierry Labica, MCF, Anglais ; Anne Lacheret, Professeur des Universités, Linguistique ; Frédéric Landy, Professeur des Universités, Géographie ; Frédérique Leblanc, MCF, Sociologie ; Marie Leca-Tsiomis, Professeur des Universités, Littérature française ; Samuel Lepastier, Professeur associé à l’Université Paris Ouest, Psychopathologie ; Claude Leroy, Professeur émérite, Littérature française ; Despina Liolios, MCF, Ethnologie ; Hubert Lisandre, MCF, Psychopathologie ; Julien Magnier, Doctorant, chargé de cours en psychologie ; Aliocha Maldavsky, MCF, Histoire moderne ; Luca Marsi, MCF, Italien ; Christophe Martin, Professeur des Universités, Littérature française du XVIIIe siècle ; Jacques Martineau, MCF, Littérature française ; Corinne Mazé, MCF, Sciences psychologiques ; Caroline Mellet, MCF, Sciences du langage ; Béatrice Ménard, MCF, Littérature latino-américaine ; Vincent Meyzie, MCF, Histoire moderne ; Christophe Mileschi, Professeur des Université, Etudes italiennes ; Virginie Milliot, MCF, Ethnologie ; Laure Moguerou, MCF, Sciences de l’éducation ; Annie Mollié, MCF, Mathématiques et Statistiques ; Jean-Pierre Morelou, MCF, Droit public ; Isabelle Moret-Lespinet, MCF, Histoire contemporaine ; Emmanuelle Mortgat-Longuet, MCF, Littérature française du XVIIe siècle ; Colette Noyau, Professeur des Universités, Sciences du langage ; Christine Ollivier, MCF, Psychologie ; Florence Paravy, MCF, Lettres modernes ; Nicolas Patin, AMN, Histoire contemporaine ; Christine Pauleau, MCF, Sciences du langage ; Richard Pedot, Professeur des Universités, Littérature anglaise ; Sylvie Pédron Colombani, MCF, Sociologie ; Marie Personnaz, MCF, Psychologie sociale ; Liliane Picciola, Professeur, Littérature française ; Patrick Pion, MCF, Archéologie pré et protohistorique ; Nicolas Prévôt, MCF, Ethnomusicologie ; Pierre Ragon, Professeur des Universités, Histoire moderne ; Véronique Rauline, MCF, Anglais ; Hélène Raymond, Professeur des Universités, Science économique ; François Regourd, MCF, Histoire moderne ; Rosine Réveillé, MCF, Statistiques ; Simone Rinzler, MCF, Anglais ; Nicolas Sallée, Moniteur, Sociologie ; Danielle Schütz, PRAG, Lettres modernes ; Pascal Sebille, MCF, Sociologie ; Gabriel Segré, MCF, Sociologie ; Christine Sellin-Catta, Assistante en Histoire contemporaine ; Alexis Sierra, MCF, Géographie ; Frédérique Sitri, MCF, Sciences du langage ; Amandine Spire, Monitrice, Géographie ; Jean-Fabien Steck, MCF, Géographie ; Anne Steiner, MCF, Sociologie ; Emmanuelle Tixier, MCF, Histoire médiévale ; Anne Trévise, Professeur des Universités, Anglais ; Delphine Tribout, ATER, Sciences du langage ; Laurence Vanoflen, MCF, Littérature du XVIIIe siècle ; Olivier Vecho, MCF, Psychologie ; Sarah de Vogué, MCF, Sciences du langage ; Christophe Voilliot, MCF, Sciences politiques ; Panayota Volti, MCF, Histoire de l’art médiéval ; Claudine Wolikow, MCF, Histoire moderne.

     


  • Taty Almeida, une des porte-parole des Mères de la Place de Mai sera présente mardi 2 juin à l’Assemblée générale de l’Université Stendhal – 12H30 / Amphi 1 (Campus de St Martin d’Hères).

    Depuis plus de 30 ans, les Mères de la Place de Mai se battent pour la vérité et la justice en Argentine, pays où 30 000 citoyens ont “disparu”, assassinés sous la dictature militaire des années 1976-1983.

    Figure internationale de lutte pour la défense des droits de l’homme, Taty Almeida -de passage à Grenoble- a souhaité venir apporter son soutien à la mobilisation de la communauté universitaire. Elle interviendra brièvement au début de l’Assemblée générale afin de saluer la mobilisation en cours, soulignant ainsi que le maintien et renforcement du service public de l’enseignement supérieur fait partie intégrante des droits humains fondamentaux et ce partout dans le monde.

    Collectif MARRE (Mobilisés pour une autre réforme de la recherche et de l’enseignement)

    Source: http://coordsuprech38.wordpress.com/2009/06/01/les-meres-de-la-place-de-mai-aux-cotes-des-etudiants-et-universitaires-mobilises-grenoblois/


  • Position de la CPU sur les projets de décrets et la Commission Marois/Filâtre 28/05/2009
     
    La CPU a fait part au Ministre de l’Education Nationale de son désaccord total avec les projets de décrets dont certains éléments anticipent sur les conclusions de la commission de concertation Marois/Filâtre, rendant par conséquent sans objet ses travaux.

    La CPU suspendra sa participation dès la prochaine réunion de la commission si, d’ici là, l’assurance ne lui est pas formellement donnée que les dispositions permanentes sur la formation et le recrutement des enseignants figurant dans les projets de décrets actuellement soumis seront retirées.

    En effet aucun décret comportant des dispositions permanentes ne doit être proposé tant que la commission de concertation n’a pas rendu publiques ses conclusions, propositions et recommandations.

    Texte adopté à l´unanimité par l´assemblée plénière de la CPU

    via: http://www.cpu.fr/Actualites.240.0.html?&no_cache=1&actu_id=185


  • Monsieur le Ministre,
    Prenant connaissance des projets de décret relatif au statut particulier des professeurs certifiés et des professeurs agrégés qui doivent être présentés le 27 mai au CTPM et intègrent des dispositions permanentes et transitoires, nous voudrions vous exprimer notre profond étonnement.

    Sur la forme, il est pour le moins surprenant que nous n'ayons pas été informés de ces projets dont nous avons eu connaissance par hasard alors que les universités sont impliquées au premier chef dans la formation initiale et continue des enseignants.

    Sur le fond, il nous apparaît difficilement acceptable de découvrir un certain nombre de dispositions dites permanentes qui donnent à la réforme un cadre pré-établi. En effet, les conditions de candidature aux concours de l'agrégation et du CAPES tout comme les conditions de nomination comme fonctionnaire stagiaire des candidats admis au CAPES définissent un modèle de formation initiale des futurs enseignants et donc d'organisation des cursus. Or, la CPU s'est engagée fortement au sein de la commission de concertation sur la formation des maîtres : Daniel FILATRE, président de l'université de Toulouse 2 et président de la commission de la pédagogie de la CPU a accepté de co-présider cette commission ; deux autres présidents d'université ainsi que le directeur de l'ENS en sont membres parmi de nombreux acteurs de l'enseignement supérieur qui ont été sollicités. Par cet engagement, la CPU entendait prendre toute sa part à l'indispensable débat de fond sur la réforme, débat que l'ensemble des acteurs concernés appellent de leurs voeux.

    Nous maintenons notre volonté que ce débat se déroule au préalable à toutes dispositions permanentes sur le recrutement et la formation des enseignants. C'était bien le sens de la lettre de mission que vous avez adressée avec Madame PECRESSE à Messieurs MAROIS et FILATRE le 21 avril dernier, leur demandant de présider cette commission nationale de concertation sur la réforme du recrutement et de la formation des maîtres et confiant à cette commission la charge d'élaborer des propositions et des recommandations sur la réforme applicable à partir de l'année universitaire 2010/2011, à savoir : les contenus et les modalités des concours, la nature des masters et la question de leur adossement à la recherche, l'articulation entre les masters et les concours (y compris l'agrégation), la place des stages étudiants dans les cursus de masters, et la participation des universités dans la formation continuée des enseignants débutants.

    Vous comprendrez donc, Monsieur le Ministre, que nous ne pouvons accepter ces projets de décret qui mettent en cause les finalités des travaux de cette commission de concertation. Vous comprendrez également que nous soyons choqués que vous n'ayez pas pensé à nous informer de ces projets.

    C'est pourquoi nous vous demandons de ne publier que les textes relatifs à l'année de transition, de façon à permettre aux groupes de travail et à la commission de concertation de rendre publiques leurs propositions, dans les délais que nécessitent les débats et la concertation de chacune de ces instances. Ceci permettra de maintenir votre volonté initiale, partagée avec Madame Valérie PECRESSE, que ce débat préalable large et ouvert, initialement prévu ait lieu.

    Nous vous prions, Monsieur le Ministre, l'expression de notre très haute considération

    Lionel Collet, président de la CPU
    Simone Bonnafous, vice-présidente
    Jacques Fontanille, vice-président





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