• L’inquétant retour des AG

    Après une première manifestation organisée devant le ministère de l’enseignement supérieur mercredi 30 septembre, qui a réuni une quinzaine de militants d’extrême gauche sous la bannière « front de lutte », et une réunion ce même jour de la « coordination nationale des universités » à l’université Paris VIII, un inquiétant mouvement de contestation commence déjà à se profiler dans les universités.

    Des AG ont d’ores et déjà été organisées ou sont prévues cette semaine, par exemple à Grenoble (qui a réuni 70 personnes hier), Dijon, Nancy, Strasbourg ou Reims.

    Après avoir organisé lundi dernier une « réunion de réflexions collectives autour du mouvement du printemps 2009 », le collectif « Sorbonne en grève » appelle à une première AG à la Sorbonne lundi 12 octobre.

    L’UNI exprime son inquiétude

    Face à ce qui s’apparente comme le recommencement du mouvement de l’année dernière, qui risque d’aboutir une nouvelle fois à des actions de blocages et de dégradations, l’UNI exprime sa vive inquiétude.

    On sait ce que les blocages ont coûté aux milliers d’étudiants qui en ont été victimes et à l’université française, dont l’image s’en est trouvée gravement dégradée. L’UNI s’interroge sur les conséquences en terme budgétaire des blocages du printemps 2009 et souhaite qu’un bilan soit rapidement établi.

    L’UNI appelle dès maintenant les présidents d’université à la vigilance, et à faire preuve de la plus grande fermeté face à toute tentative de blocages.

    Violences et menaces de mort contre les militants de l’UNI

    L’UNI appelle également à ce que les meneurs des mouvements de contestation, ne restent pas indéfiniment impunis, et soient sanctionnés pour leurs actes, faute de quoi le mouvement risque de se radicaliser rapidement, à l’image des violences commises ces derniers jours contre des militants de l’UNI.

    Dimanche 4 octobre, à l’occasion d’un rassemblement organisé à Lyon contre la grève des transports, à laquelle des membres de l’UNI ont participé, une poignée de militants d’extrême-gauche, pour certains encagoulés, et appelant à la « grève générale », sont venus donner des coups à plusieurs manifestants.

    Lundi, un responsable de l’UNI Sorbonne s’est vu menacer de mort par téléphone, au motif que notre présence militante à Tolbiac, fief parisien de l’extrême gauche, n’était pas acceptable. Une plainte a été déposée.

    Source : http://www.uni.asso.fr/spip.php?article1515


    Tags Tags : , , , ,