• Les syndicats se mobilisent cette semaine

    La semaine à venir sera à nouveau placée sous le signe du mécontentement des personnels de l’Éducation nationale, particulièrement mardi 24 novembre, où sont prévues diverses actions.

    Seules la Fédération syndicale unitaire et la CGT appellent à la grève « de la maternelle à l’université ». La plate-forme revendicative de la FSU s’en prend ainsi aux suppressions d’emplois prévues au budget 2010, à la « réforme Chatel » du lycée, à la précarisation des emplois, au démantèlement des organismes de recherche, etc. Dans le Haut-Rhin, la FSU réunit mardi ses adhérents en assemblée générale dans une salle de la faculté des sciences de l’UHA, à 9 h 30, et appelle ensuite à un rassemblement à 11 h 15, devant la sous-préfecture de Mulhouse.

    Le SGEN-CFDT, qui n’appelle pas à la grève, s’inscrit dans le cadre de la semaine d’actions contre les suppressions de postes, décidée par le collectif « Un pays, une école, un avenir », qui, outre des syndicats d’enseignants, regroupe aussi des parents d’élèves. En guise d’action, le Sgen 68 organise, vers midi, devant l’école du Drouot, à Mulhouse, une action symbolique avec l’ensemble de ses élus académiques, enseignants et non-enseignants. Il s’agira, pour eux, de réaliser une « performance scénique » illustrant ce constat : « Le ministère fait le vide, le Sgen veut le plein. » Dans le cadre de la semaine d’actions, le syndicat demande également aux enseignants de remplir des « cartes de doléances », recensant tous les problèmes que posent les suppressions de postes.

    « Fin de la parité étudiant-État »

    Autre aspect de la mobilisation : la CGT du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires appelle mardi à la grève et à une « action symbolique pour les funérailles » du Crous à 11 h, au 1 quai Dietrich, devant les portes du Crous de Strasbourg. La CGT met notamment en cause la politique d’embauche ou de non-embauche au Crous (quelque 290 personnes en Alsace), et le « malaise » au sein des personnels, qui se traduirait « par des dépressions ».

    Tonio Gomez, l’un de ses responsables, cite « l’exemple du restaurant universitaire de l’Esplanade où il y a plus de CDD que d’employés ». M. Gomez estime également que « le Crous remplit de moins en moins son rôle social » et cite, à titre d’exemple, « la fin de la parité étudiant-Etat » dans le financement du ticket de Resto U, où, aujourd’hui, « 70 % sont à la charge de l’étudiant ».

    Source : http://www.lalsace.fr/fr/region/alsace/article/2221516,208/Les-syndicats-se-mobilisent-cette-semaine.html


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